Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 11:55

www.musicalheaven.wordpress.com

 

C'est un nouveau depart qui s'annonce pour le site !

Apres six mois d'activite, le site demenage sur wordpress. Mon compagnon de toujours, mon vil gredin, my main mayne, my nigga, my bro, my brother from another mother, mon pelican afghan, ma dinde d'Armenie, mon saloupio, mon marsupilami bondissant bref Big W aka ToxZiko aka William pour les intimes me quitte chers lecteurs ! L'oisillon a decide de voler de ses propres ailes...

Plus serieusemenent c'est une page qui se tourne et je voulais marquer cela, j'ai donc decide de redonner un coup de jeune au site. Rendez-vous donc sur www.musicalheaven.wordpress.com

En esperant que vous serez nombreux a me suivre !

Par Niko
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 02:00

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Aesop rock, Slug, Brother Ali, Everlast, Sage Francis, El-P, Evidence, Braille, Macklemore, Grieves, Ill Bill, Immortal Technique et j’en passe… Qu’elle semble loin l’époque où le HipHop était l’apanage exclusif des Afro-Américains. Contagieux et multiculturel, le mouvement se propage aux quatre coins du globe, chacun l’envisageant et l’exploitant d’une manière qui lui est propre. C’est ainsi qu’une culture qui trouve ses racines en Jamaique s’exprime aujourd’hui par l’intermédiaire d’êtres de milieu socio-culturel et de race parfois totalement opposés. Les MCs précités font sans aucun doute partie des meilleurs cracheurs de rimes du moment. Soyons satisfaits de cette relative et récente démocratisation du HipHop sans laquelle nous ne serions pas en mesure d'écouter et d'apprécier ce que ces artistes aspirent à nous faire découvrir. La musique n’a pas de limites et ne connaît aucune barrière raciale ou sociale, j’aime le répéter.

Le MC qui nous intéresse aujourd’hui vient de Vancouver, au Canada, le pays de Shad (dont le dernier album TSOL est encore une fois une réussite), de Promise(qui pose avec lui), ou de Drake (quoi ? qui a parlé d’imposteur ?).Arrêtons avec les parenthèses. Le bonhomme a tout récemment sortit une Mixtape gratuite (dont le lien vous sera proposé plus bas), j’ai donc estimé que le moment était idéalement choisi pour mettre un coup de projecteur sur un artiste qui mérite votre attention et qui saura, j’en suis convaincu se faire une petite place dans votre Ipod.

Si vous me suivez depuis le début vous avez déjà entendu parler de SonReal, j’avais mis en avant son travail en vous proposant New Man, extrait de Good Morning, son très bon premier effort.

Je ne me souviens pas de mon premier contact avec SonReal, peut être ai-je été intrigué par la pochette de Good Morning que j’avais certainement déniché lors de mes longs moments d’errance sur le net, éternelle fouine à la recherche d’une nouvelle dose de musique a m’injecter dans les tympans. Toujours est-il que j’ai immédiatement adhéré a l’univers du bonhomme. Celui qui a découvert le HipHop par l’intermédiaire du skateboard et qui cite Lupe Fiasco comme sa principale influence et son MC favori à un univers bien à lui, torturé entre joie de vivre (New Man) et de remise en question perpétuelle (Ain’t Much Really, Too late to be happy). L'ennoncé est ainsi souvent introspectif ( Just Honnest), sublimé par des lyrics réfléchis "Call me want you want homie, I ain't trippin'/ Can't please them all when you're doing somethin' different/First thing i learned to say is "Who cares?"/ If you take everything serious you just loose heads/That's why I laid back like I'm in tha beach chair/But still hustle hard cuz' I'm tryna reach air"

De prime abord, SonReal échappe aux clichés puérils du rappeur alimentés par Skyrock et MTV. Campagnard blanc comme un cul, SonReal ne vient pas du ghetto, n’a jamais vendu de drogue « Are you from the hood ? Nope, I’m from a middle-class community, so gunshots ringing on the daily sun is somethin’ new to me » ne porte pas des fringues XXL et ne joue pas au basket(Game si tu m'entends...).  Sur le premier extrait de The Stroll, son second effort distribué l’an dernier, SonReal se décrit comme un vocaliste à défaut d’être un MC ou un simple chanteur. « So would you call yourself a rapper or a singer ? I’m a vocalist » sur Who Am I. Le canadien n’hésite ainsi pas a pousser la chansonnette sur certaines tracks, on pensera à Dear You feat Promise, lettre ouverte au HipHop.

Se voulant en marge d’un mouvement qui tourne souvent en rond, SonReal tente d’apporter quelque chose de nouveau au HipHop, quelque chose de réelement sincère et d’authentique. Auparavant  gêné de faire du rap à cause de sa couleur de peau, il s’assume dorénavant entièrement et prétend à des aspirations largement ambitieuses. Lors d’une interview accordée à Just a little hype, le Canadien déclarait:

 II can’t tell you where I’m going to be but I  know I’m going to be successful in music. I know that I’m going to be touring the world and working with some of my favourite artists and I know that much. But to say that I know that I will be in the limelight and on the stage with Jay and all that, I don’t know that. I just know that I am meant to do this and I’ve never hit a plateau in this. It’s just gone up, except for ‘07, and everyone that knows me says every track is just getting better. I can’t tell you where it’s going to go but it’s going somewhere”.

SonReal  décrit sa musique en donnant deux adjectifs : versatile et variée. Si je devais m’adonner à ce même exercice et choisir également deux ajdectifs pour la désigner, instinctivement je la qualifierai de légère et rafraichissante. C’est sur des sons à l’instrumentalisation dépouillée, plus acoustique ou lorsqu’il est accompagne d’un simple riff de guitarre (That’s Okay feat John Wilson) que le MC prend de l’ampleur, faisant ressortir son débit clair et précis et ses lyrics souvent justes. SonReal à indéniablement du charisme et ce quelque chose dans la voix qui fait qu’on à envie de lui prêter une oreille attentive. L’impression qu’il rime ou chante le sourire aux lèvres est souvent présente. Je serai curieux de savoir si vous ressentez cela aussi, c’est assez spécial et singulier pour le souligner.

Je ne saurai que vous inviter à vous procurer The Lightyear Mixtape pour vous familiariser avec l’univers du bonhomme. Celle-ci est évidemment d’un niveau inférieur à ses deux précédents albums, si vous voulez vous faire une idée du travail de SonReal, testez son travail sur support CD. Finalement, j’ai beau tenter de vous décrire ce jeune et talentueux Canadien, c’est encore lui qui le fait le mieux. Je vous laisse donc avec Who Am I, morceau un rien ennuyeux à la longue mais qui a le mérite de mettre les choses en place.

Sur ce, et comme toujours : Stop, Listen & Learn !

 

Who Am I :

 

 

New Man

 


 

 

 Good Morning

 

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1. A New Man
2.She Gotta Be Loved
3.Dear You Feat Promise
4.Ain’t Much Really
5.All My Life Feat DJ Extremidiz
6.Searching
7.Upside Down Feat Promise
8.Asleep Feat Renaissance
9. Weather
10. Can’t Awake
11.How You Feel
12.Too Late To Be Happy Feat Elohim Marino, Tassnata
13.One Of Them Days
14.Keep Shinin’ Feat N.I.F.T.Y, Promise
15.Oh My Feat John Wilson

 

 

The Stroll

 

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01. Victory feat. Rufus & Eternia
02. Who Am I
03. Lone Ranger
04. What If feat. Promise & Kyauna
05. Just Honest
06. Dont Own Me feat. Joe Scudda & Elohim Marino
07. Render Your Heart
08. You feat. TassNata
09. Strollude (The Transition) feat. Lindsay Reid
10. Dont Fall Asleep feat. John Wilson
11. Fast Forward Rewind
12. That’s Okay feat. John Wilson


 

The Lightyear Mixtape

 

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Pour télécharger, ça se passe ici : http://sonreal.bandcamp.com/

Par Niko
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 20:07

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Il est toujours compliqué d’avancer dans l’ombre de son plus grand succès. A chaque nouvelle sortie, la comparaison est régulière et inévitable (demandez a Nas). Si il apparait évident qu’un artiste évolue au fil du temps, il semble réducteur de le soumettre à des confrontations éternelles et souvent vaines. Seulement, quand un album s’annone clairement et sans détour comme une suite directe, en proposant le même intitulée et un artwork semblable, le rapprochement est évident et prend du sens. L’attente est ainsi d’autant plus conséquente et la déception malheureusement souvent palpable…

Quand The War Report sort en 1997, l’album est considéré comme un standard et Capone et Noreaga sont immédiatement hissés au rang de légendes du rap hardcore New-Yorkais. The War Report apparaît alors comme une piqûre de rappel nécessaire face au rap sclérosé de l’époque Bad Boy emmenée par le mogul Puff Daddy. Le son est sombre, sans échappatoire, les instrus souvent angoissantes et caverneuses, appuyées par des samples de violons mêlés a des accords de piano. Avec des classiques comme Live On Live Long ou Illegal Life, The War Report marque le HipHop hardcore d’une empreinte qui sera indélébile.

  Leur mentor Tragedy Khadafi (qui vient tout juste de sortir de prison) joue un rôle majeur dans le projet, si bien que ce dernier est officieusement considéré comme la troisième roue du carrosse. Le « trio »  ouvrira la voie a nombre d’albums qui sonneront le renouveau du Rap Made in New York ; DMX ou encore Jadakiss et The Lox, tous s’inspirent du mafioso Rap de CNN sur leurs travaux respectifs.

Par la suite, Noreaga et  Capone s’égarent quelque peu, le premier sombrant dans une carrière solo bancale pour ne pas dire médiocre, ponctuée par une escapade « reggaetonesque » des plus mièvres. Capone de son côté, voit sa carrière mise entre parenthèse, affaiblie par de multiples séjours en prison.Le groupe en tant que tel peine lui aussi à retrouver la verve qui a fait sa légende, l’an dernier, Channel 10 a laissé entrevoir quelques éclaircies sans être pour autant pleinement satisfaisant.

Le simple fait d’apposer le chiffre 2 à la suite du titre d’un classique passé est une méthode qui me laisse souvent sceptique. Recyclage qui cache souvent un savant argument marketing plutôt qu’une véritable volonté de bien faire, la démarche a en effet déjà montré ses limites. On pensera notamment aux très moyens Blueprint 2 ou H.N.I.C 2. En attendant la sortie imminente de Do Or Die 2 d’AZ, seul l’intéressant dernier solo de Raekwon, Only Built for Cuban Link 2 semble tirer son épingle du jeu.Présent sur trois des 15 tracks de l’album, le prolifique membre du Wu tient un rôle majeur sur ce TWR 2 puisque le projet sort sous son label, IceH20. Il semble ainsi remplacer Tragedy Khadifi dans le rôle du troisième membre du membre du groupe, tout en restant largement plus en retrait que son prédécesseur.Les Scram Jones, Alchemist, Neo Da Matrix et autres DJ Green Lantern ont ici remplacé Marley Marl, Lord Finesse ou Charlemagne a la production. Seul Buckwild reste fidèle au poste en proposant le très moyen With Me pour une connexion cent pour cent QB où le génie Nas est crédité pour un couplet enregistré il y a quelques années déjà.

Le glacial Pain, petite bombe concoctée par Alchemist ouvre l’album de la plus percutante des manières, suivi par Bodega Stories et ses histoires de Hood avec The Lox(groupe marquant des années 2000 et héritier du travail initié par Capone-N-Noreaga) où Styles P(on fire!), Jadakiss, Sheek Louch donnent efficacement la réplique au duo. Peu de moments de répit par la suite, les tracks efficaces s’enchainent les unes après les autres, entre hommages (à Tragedy Khadafi sur Live On Live Long Part 2 «”Trag got locked up, I really can’t believe it/ The War Report 1  he was like the heart of it/ The War Report 2, you know we want you to be a part of it” ,  à leur quartier sur  Hood Pride avec Miss Biggie, pemier single de l’album), histoires de famille (The Oath) et d’amour (Brother From Another : “The War Report drop and you got incarcerated, u ain’t really have time to celebrate it/Kinda crazy because u got locked up again/ I was on the streets and the beef popped up again/ I held it down and I never really told you/About this new rap life/ You came home, I showed you/ U came home with a Mec and a Benz, u never had to thank me, we brothers, we friends”). Capone et Noreaga veulent rendre aux éléments qui les ont façonnés le respect et la reconnaissance qui leur est du, comme si cet album était l’ultime effort d’un groupe dores et déjà légendaire. Le mafioso rap trouve son apogée sur The Oath avec Rae et un Busta qui revient en forme pour délivrer des rimes bien senties sur une prod empreinte d’orgues et de violons glacials, réunion au sommet entre 4 acteurs majeurs de la scène HipHop New-Yorkaise.

Si nous avons certainement affaire à l’un des albums marquants de cette année, le niveau de The War Report n’est évidemment et ne sera probablement jamais égalé. La faute a un effet de déjà vu certainement, d’un contexte différent aussi, le premier opus apportait quelque chose de nouveau ou du moins ramenait le HipHop a la place où il se devait d’être, loin des clubs et des soirées Bobos. Depuis, de nombreux albums ont suivi la tendance amorcée par le premier War Report , et ce second opus tourne ainsi parfois en rond de par des thèmes(drogue, crime, fables de rues) vus et revus. Mais finalement, c’est bien dans ce registre-ci que l’on attend Capone et Noreaga et je ne m'avancerai que trop peu en affirmant qu'ils restent une référence en la matière. Ainsi, sans faire de bruit et sans prendre de risque,à grand renfort de story-telling et de rythmes étouffants, le duo vient d’ajouter une nouvelle pierre à son édifice.

Heavy Rotation : The Oath, Pain, The Corner, Dutches, Brother From Another, Live On Die Long Part 2.

 

 


 

 

 

Par Niko
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 19:25

 


Reflection Eternal "Ballad of the Black Gold"

 

 

Superbe clip extrait de Revolution Per Minute de Talib Kweli et Hi-Tek. Album ô combien décevant pour ma part, le son en question est cependant excellent, brulôt virulent contre l'exploitation malhabile du pétrole(avec en toile de fond la catastrophe écologique provoquée involontairement par BP) .

On vous laisse apprécier les lyrics (trouvés sur http://www.nairaland.com/nigeria/topic-445833.0.html).

 

Enjoy!

 

 

Chorus:
This is the ballad of the black gold
They call it Texas tea
But it’s bigger than a cowboy with a lasso
It’s deeper than a black hole
Create monopolies
Except they collect a fee when you pass go
Crises international
The government de facto
We got no control in this fiasco
Darker than the backroads
Bubble hotter than Tabasco
More than what you bargained for or asked for

I
You never see happy-hungry people that ain’t rational
They blasting through the gates and they attack you at the capital
Run up in your palace, find the head of the states and crack a few
Get a taste of power then they become fascists too
The fiscal conservatives, don’t know what they purpose is
Money on the war, then they cut the goods and services
Murderous, corporate monsters is breaking records
Exxon is at 40 billion a year
They raking in record profits, stop it
How they banking while the other industries is tanking?
Leadership is sinking
Oil pollution in the water, stanking
Loyalty to petroleum
Royalty spoiled the economy
We won’t get it poppin’ till we’re oil-free
If you’re oil-rich then we invade it
They call it occupation but we’re losing jobs across the nation
Drill, baby, drill, while they make our soldiers kill
Baby still, the desert where the blood and oil spill

II
Nigeria is celebrating 50 years of independence
They still feel the colonial effects of Great Britain’s presence
Dictators quick to imitate the West
Got in bed with oil companies and now the place a mess
Take a guess, which ones came and violated
They oiled up the soil, the Ogoni people was almost annihilated
Still they never stayed silent
There was activism, poets using non-violent tactics
That was catalyst for soldiers to break into they crib
Take it from the kids and try to break em like a twig
And make examples of the leaders
Executed Saro-Wiwa
Threw Fela’s mom out the window right after they beat her
In an effort to defeat hope
Now the people feed soap to [noir]
So they youth is doing drive-bys through speed boats
They kidnap the workers
They blowing up the pipelines
You see the fires glowing in the nighttime

 


History a slippery creature
Its full of plot twists and surprise endings
Like a mystery feature
This oil poo is slicker than preachers
It make the problems in the region amplify like victory speeches
Poison the water and lead the boys to the slaughter
Go in somebody country and rearrange the order and destroy the borders
You see them dancing through the fields of fire
World domination their real desire
The devil is still a liar

Par Niko
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 00:07

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         Chers HipHop headz des quatre coins de l’hexagone, c’est Noel avant l’heure sur Musical Heaven !

Il est possible que vous m’aduliez après cet article mais s’il vous plaît, ne me gavez pas de commentaires, j’en ai déjà tellement, que je commence à avoir du mal à gérer l’amour que vous me témoignez ! (cynisme quand tu nous tiens…).

Bref, parlons bien, parlons musique !

North West Metropolist c’est trois prodos(Perquisite, Omar Rey et Ane), trois MCs(Cee Major, Pete Philly et Kain Slim), un chanteur(Delicate Swing ) et un saxophoniste(Bart Sur). Un collectif bien fourni donc, vous en conviendrez. Personnellement, à part Pete Philly & Perquisite (qui ont sorti trois albums ensemble), le reste des artistes figure au rand des inconnus pour moi, veuillez pardonner mon ignorance !

Avant de me plonger dans l’écoute d’un album, j’aime comprendre le sens de son intitulé. Pourquoi « The Expressions » donc ?

C'est simple, chacun des membres du groupe souhaitait faire un album qui exprimerait sa vision de la musique et son ressenti vis-à-vis de celle-ci.

Pete Philly déclare à propos du titre Self-Reflection : "Self-Reflection is about discovering my talent and my love for music. It's also about opening yourself up to others in order to learn from their experiences."

 Paradoxalement, on a ici affaire à un album de groupe introspectif. Les beats sont alors épurés, et sans être dénués d’intérêt, sont quelque peu en retrait, laissant la part belle aux lyrics qui occupent évidemment une place considérable dans un projet de ce calibre.

Extraits choisis du morceau My Love, brûlante déclaration d’amour au HipHop :

 

 “In This game of life, I play from the heart, I sing this song to touch your soul from the start, I put my mind to it, expose all of me, I pick up the phone whenever HipHop is calling me”

 

"You're part of me, like the blood in my artery / you keep me in harmony with the tragedies and poverty [...] / It's real how I feel, I want the world to see: Hip Hop is like my one and only girl to me."

 

La voix de Delicate Swing, présente aux refrains ajoute un zeste de légereté à l’ensemble, se mélangant aux flows denses des trois Mcs. Ma préférence tout de même à Cee et son débit clair et incisif, MC d'originie Hollandaise et membre du groupe The Proov.

J’apprécie cette démarche, la volonté de faire un album de groupe, tout en restant fidèle à la vision personnelle de chacun des 8 membres du collectif. On déouvre ainsi sur chaque track une part de chacun d'eux, et même si nous ne trouverons pas forcément ce qu'ils souhaitent transmettre, la démarche est suffisamment intéresante(et complexe à mettre en oeuvre) pour la souligner. Les artistes de Noth West Metroploist font de la musique par passion et pour exprimer quelque chose à un instant T. Celle-ci a du sens et prend par la même de l’ampleur et ça, c’est quelque chose que je respecte énormément.

 

Ce type d’album ne se fait qu’une fois,il serait, je pense, dommage de donner une suite à ce projet, j’ai le sentiment qu’il est comme un mirage, que l’on voit passer, qui vous régale un instant et que l’on a peur de recroiser, peur de le voir changer et de ne plus ressentir le sentiment premier. C’est d’ailleurs cette idée qu’exprime Cee à propos de la track Self-Expression "Self-Expression is a reflection of my mindstate at the time; how I view certain aspects of life. Writing rhymes is a truly great form of self-expression."

Et si on pourra certainement reprocher a l’EP son manque d’originalité, il n'en demeure pas moins un petit bijou que je vous invite instamment à découvrir !

 

 

Heavy Rotation : Self-Expression, My Love

 

 

 

 


 
Par Niko
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